Soutenir les associations d’Ermont

Tribune publiée dans le journal municipal de février 2016

Les associations jouent un rôle considérable en temps de crises. Nous pensons qu’elles doivent être mieux soutenues à Ermont, or leurs subventions viennent d’être amputées de 10% et leurs créneaux horaires vont être réduits.

Notre société est secouée de toutes sortes de défis : économiques, géopolitiques, écologiques, sociaux. Ils nous touchent de plus en plus directement : inquiétudes professionnelles, situations de précarité ou de chômage, angoisses après les attentats perpétrés sur des lieux qui nous sont familiers.
En retour, nous, citoyens, sommes traversés par deux types de réactions. La tentation de la peur et du repli sur soi, ou bien nous serrer les coudes autour des profondes valeurs humanistes qui structurent notre République, qui ont fait descendre beaucoup d’entre nous dans la rue le 11 janvier 2015, qui nous ont été renvoyées de toutes parts du globe au lendemain des attentats du 13 novembre dernier.

La convivialité, ciment de la société, avec la solidarité, l’entraide, les fêtes, la vie culturelle et sportive, sont des qualités de vie que nous nous offrons les uns aux autres dans les associations. Elles constituent pour les plus jeunes un modèle du vivre ensemble. Pour tous s’y vit la générosité, la solidarité humaine, s’y tissent les liens qu’aucune organisation administrative ne peut remplacer.

Les associations d’Ermont sont fragilisées par des choix dont on nous dit qu’ils sont justifiés par le contexte budgétaire. Certes, les villes reçoivent moins de dotations de fonctionnement de l’État. En conséquence, les choix d’ajustement révèlent les priorités des maires, leur vision de la ville.

Le rabotage des subventions représente un gain bien faible sur le budget communal au regard d’autres économies réalisables ailleurs par une gestion plus précise : 29 000 € sur un budget communal de fonctionnement de 33,3 millions d’euros.

Les horaires réduits des équipements municipaux, particulièrement le soir, rendent très difficile l’organisation des activités, mettent à mal les animateurs bénévoles ou salariés à temps partiel, qui doivent jongler avec leur emploi du temps.

Au-delà, les salles manquent et l’entretien des locaux n’est pas géré en concertation avec ceux qui sont pourtant les mieux placés pour indiquer les priorités des travaux à réaliser : leurs usagers et responsables associatifs, souvent mis au pied du mur.

Les associations de la ville ne sont ni un luxe, ni des centres de coûts : ce sont au contraire des gisements de ressources! Elles sont animées par des femmes et des hommes qui prennent sur leurs loisirs pour le bien commun. Elles méritent d’être mieux considérées dans les décisions qui les concernent, qui témoignent à leur égard d’une vision à notre sens beaucoup trop défiante et à courte vue de la majorité, nuisible au vivre ensemble si précieux en ces temps perturbés.

Alain FABRE, Nicolas TCHENG, Raymond BOYER, Thierry QUINETTE

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